Tom
Wesselmann

Tom Wesselmann

Tom Wesselmann, né le 23 février 1931 à Cincinnati (Ohio) et mort le 17 décem­bre 2004 à New York des suites d'une opé­ra­tion car­dia­que, est un pein­tre amé­ri­cain, et avec Roy Lichtenstein et Andy Warhol, l'un des repré­sen­tants les plus connus du mou­ve­ment amé­ri­cain du Pop Art.

Tom Wesselman fré­quente jusqu'en 1951 l'Hiram Collège puis étudie la psy­cho­lo­gie à l'Université de Cincinnati. Il est incor­poré dans l'armée en 1952 et, en réac­tion, com­mence à des­si­ner. Il reprend ensuite ses études, s'ins­crit en 1954 à l'Art Academy (Académie des Beaux-Arts) de Cincinnati et en 1956 à la Cooper Union for the Advancement of Science and Art de New York. Il est alors impres­sionné lors d'une visite du MOMA par les oeuvres de Robert Motherwell et de Willem de Kooning. En 1957 il se lie avec Claire Shelley, également étudiante à la Cooper Union, qui devient son modèle et en 1963 sa femme.

Tom Wesselmann réa­lise sa pre­mière expo­si­tion per­son­nelle en 1961.

En 1980 il publie un essai sur le déve­lop­pe­ment de sa pein­ture sous le pseu­do­nyme de Slim Stealingworth.

L'oeuvre de Tom Wesselman se divise en deux séries majeu­res, de grands nus fémi­nins (Great American nude) et des natu­res mortes (Still life), réa­li­sées à partir de col­la­ges d'images décou­pées dans des maga­zi­nes et d'objets trou­vés.

L'érotisme est cons­tam­ment pré­sent dans la série de ses Grands nus amé­ri­cains, com­po­sés de formes planes et sim­pli­fiées. Wesselman en sou­li­gne for­te­ment la bouche, les seins, les han­ches et les cuis­ses, à la façon d'images publi­ci­tai­res. L'envi­ron­ne­ment en est quel­conque, salon ou cham­bre où appa­rais­sent cepen­dant aux murs des por­traits de per­son­na­ges his­to­ri­ques amé­ri­cains (George Washington et Abraham Lincoln dans les Still life nr. 3 et 28 de 1963) ou des tableaux, notam­ment de Paul Cézanne, Matisse, Mondrian, Motherwell ou Liechtenstein.

Dans Bathtub 3 (1963), une femme nue, debout dans une bai­gnoire bleue, se sèche le dos. Sa sil­houette est aussi pâle que les murs, par rap­port à l'inten­sité colo­rée des objets, panier à linge bleu, rideau de douche rouge, ser­viette éponge jaune posée sur une trin­gle chro­mée).

Dans Great American Nude nr. 56 (1964), Wesselman, selon un pro­cédé qui lui est fami­lier, repré­sente une jeune femme nue au corps bronzé sur lequel se décou­pent les mar­ques plus clai­res de son bikini. Tandis que les poin­tes des seins et les poils pubiens sont tou­jours dans ses oeuvres par­ti­cu­liè­re­ment mis en évidence, les traits des visa­ges, hormis les lèvres, sont pres­que tou­jours absents.

Great American Nude nr. 54 (1964), Great American Nude nr. 92 (1967) et Great American Nude nr. 54 (1964) sont également repré­sen­ta­tifs de ses nus fémi­nins à la fois pro­vo­cants et déper­son­na­li­sés.

En 2003 Wesselman intro­duit l'une de ses der­niè­res réfé­ren­ces à Matisse dans Sunset Nude with Matisse Odalisque.