La séparation

Gil Joseph Wolman

34 rue de Seine 75006 Paris

29.03 - 26.05, 2012

À propos de l'exposition

Gil Joseph Wolman singulier et pluriel



« Il n'y a pas d'existence sans séparation »



L'oeuvre de Gil Joseph Wolman nous le montre dans tous ses états, peintre, cinéaste, plasticien, sculpteur et poète avant tout.



La création de l'humanité, de l'homme, des idées commence par la séparation.



Je ne peux m'empêcher de penser aussi au Talmud en découvrant l'oeuvre de Gil Joseph Wolman. Cet homme indépendant, laïc, sauvage qui disait « pas de pères, que des fils » pourrait me répondre comme à Guy Debord « l'un n'exclut pas l'autre ».


« Au commencement, la terre est tohu bohu et obscurité. IL dit que la lumière soit et la lumière fut. IL vit que la lumière est bonne et IL sépara la lumière de l'obscurité. Ce fut le premier jour. »                                                                    


Gil Joseph Wolman sépare l'image noire et blanche du son. Ce fut l'Anticoncept.



« IL dit qu'il y aura l'espace au milieu des eaux et qu'il y aura une séparation entre les eaux. IL a crée l'espace entre les eaux d'en bas et les eaux d'en haut. IL a appelé l'espace ciel et ce fut le soir et ce fut le matin. Ce fut le deuxième jour. »                                                                                                                   


Gil Joseph Wolman sépare les images pour créer un espace entre elles. Ce fut le mouvement séparatiste. Il sépare l'image en deux parties et la relie avec un mot, une phrase. Séparer et relier : ce furent les décompositions.


La Bible est écrite sans voyelle. Absente mais présente, elle donne le souffle à la consonne, sa respiration.                                                                                    


Gil Joseph Wolman appelle la respiration dans ses poèmes sonores qui n'utilisent que le souffle. Ce furent les Megapneumes.


La Bible est écrite sans ponctuation.                                                                   


Gil Joseph Wolman laisse également libre cours à l'interprétation et ne pose ni virgule ni point. « quand on met un point pour aller à la ligne le texte finit où le commentaire commence »


« Tu raconteras à ton fils et à ton petit fils ce que j'ai fait.. »                        


« Voir de mémoire » annonce le récit d'une oeuvre d'art. La dernière exposition qui n'a pu avoir lieu. Gil Joseph Wolman pétri d'humour dit : « la création c'est aussi ce qui reste quand les déménageurs sont passés »


Je ne l'ai pas connu du temps de l'Officiel des Galeries qu'il menait avec l'indépendance qui le caractérise mais les différents entretiens chaleureux que j'ai eus avec Charlotte, sa femme, l'ont fait vivre.

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dossier de presse de l'exposition (pdf)

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